Etude sur la décarbonation
du secteur du Bois

Ynergie vous apporte des précisions afin de vous permettre de répondre au mieux à nos 10 questions :

// QUESTION 1 : Votre Bilan Carbone //
MESURER VOTRE EMPREINTE CARBONE

Pour mesurer votre niveau de maturité sur la mesure de votre empreinte carbone, vous pouvez lire ci-dessous les 5 étapes d’un bilan carbone et compter celles que vous avez mis en place dans votre organisation.

* Étape 1 : nomination d’un pilote et définition des objectifs de la démarche Bilan Carbone® La réalisation d’un Bilan Carbone® demande en premier lieu un engagement de la direction pour la définition et la documentation des objectifs de l’organisation ainsi que la nomination d’un porteur de la démarche, le pilote.

* Étape 2 : définition des périmètres à comptabiliser L’organisation réalise une cartographie des flux d’énergie, de matières premières, de déchets et de produits entrant et sortant à prendre en compte pour la comptabilisation des émissions. Le périmètre organisationnel correspond à l’ensemble des sites, installations de l’organisation à prendre en compte. Le périmètre opérationnel correspond à l’ensemble des émissions générées par l’activité de l’organisation et qui seront comptabilisées (émissions directes ou indirectes).
Le périmètre temporel d’un Bilan Carbone® est le pas de temps observé, classiquement d’un an, afin de refléter au mieux l’activité de l’organisation dans sa globalité. Un Bilan Carbone® peut aussi couvrir une période particulière : l’analyse portera alors sur la durée d’un évènement ou d’un projet, afin d’apporter une aide à la décision.

* Étape 3 : collecte et exploitation des données Le pilote du Bilan Carbone® recense l’ensemble des données, internes ou externes à l’organisation, nécessaires au calcul des émissions sur les périmètres déterminés.
Aller plus loin : définir un processus de collecte périodique afin de faciliter le renouvellement des calculs et ainsi le suivi des actions de réduction ;
Aller plus loin : quantifier la cartographie des flux grâce aux données d’activité collectées ; Les données sont converties en tonnes de CO2 équivalent. Les émissions sont calculées et réparties entre les différents postes. Une première analyse permet de mettre en évidence les postes d’émission sur lesquels il est urgent d’agir. Si l’organisation renouvelle sa démarche, l’analyse inclut une comparaison avec l’exercice précédent.
Aller plus loin : détermination des risques et opportunités vis-à-vis des enjeux suivants, selon les besoins et volontés de l’organisation :
• dépendance énergétique ;
• anticipation d’une taxe carbone ;
• enjeux d’image, etc ;
Une première phase de restitution auprès des comités techniques puis auprès du comité de direction permet de revenir sur la démarche Bilan Carbone®, de présenter les premiers chiffres et les postes d’émissions à enjeux pour l’organisation. Les actions en cours y sont présentées et les comités sont impliqués pour coconstruire le plan d’actions lors de l’étape suivante.

* Étape 4 : élaboration du plan d’actions de réduction des émissions Une série de recommandations et un ou des plans d’actions sont rédigés suite à la restitution. Des indicateurs permettent le suivi des actions de réduction des émissions.
Aller plus loin : Évaluation en amont du plan d’actions ;
Aller plus loin : Vision de transition bas carbone : comment l’organisation s’inscrit-elle dans la transition énergie-climat ?
Aller plus loin : Suivi annuel des données d’activité pour faciliter le passage à l’action ;

* Étape 5 : Synthèse du Bilan Carbone® Le résultat d’un Bilan Carbone® est la quantification des émissions de GES de l’organisation, réparties par catégorie d’émission dans les périmètres considérés, ainsi qu’au moins un plan d’actions proposé en cohérence, et les indicateurs de suivi associés. Le plan d’actions issu du Bilan Carbone® comprend au minimum une action d’amélioration de la démarche.

* Actions de sensibilisation :
Ce sont des actions à réaliser au fur et à mesure du projet, et en particulier lors des étapes 1 et 3.
Ces actions pourront être intégrées dans le plan d’actions à l’issue du Bilan Carbone® et ainsi faciliter la mise en œuvre des actions de réduction.

* En plusieurs temps :
Étape 1 : sensibilisation en continue des parties prenantes internes (vulgarisation des enjeux de la transition énergie-climat pour favoriser le passage à l’action) ;
Étape 2 : sensibilisation du pilote et des équipes techniques vis-à-vis de la démarche Bilan Carbone® ;
Étape 3 : sensibilisation des référents dans les divers services puis de la direction ;

———-

// QUESTION 2 : Comportement et implication //
RSE : FAVORISER LA DÉCARBONATION DE VOTRE EMPREINTE ENVIRONNEMENTALE

Voici la liste des 100 bonnes actions RSE :

* Les bases de votre stratégie RSE :
1 – Nommer un responsable (et une équipe RSE) ou assigner des responsabilités RSE à des collaborateurs
2 – Faire une analyse stratégique des besoins RSE de votre entreprise
3 – Lancer un dialogue parties prenantes sur vos enjeux RSE
4 – Prendre des engagements publics en matière de RSE
5 – Faire des formations sur la RSE à l’ensemble de vos collaborateurs
6 – Former vos managers aux principes de la RSE
7 – Comprenez le lien entre la RSE et la profitabilité dans votre entreprise
8 – Examiner les bonnes pratiques RSE dans votre secteur d’activité
9 – Établir une liste d’enjeux stratégiques prioritaires
10 – Commencer à mettre en place les actions RSE qui ont le ROI le plus immédiat

* Actions RSE : exemples de premières bonnes pratiques environnementales :
11 – Passer à un fournisseur d’énergies renouvelables
12 – Mettre en place un plan de déplacement d’entreprise
13 – Établir un plan de réduction des déchets
14 – Réduire votre consommation de papier
15 – Évaluer ses consommations d’énergie
16 – Évaluer ses consommations d’eau
17 – Évaluer sa production de déchets
18 – Évaluer sa consommation de ressources
19 – Évaluer sa consommation de matériel
20 – Optimiser sa consommation d’énergie grâce à un plan de réduction du gaspillage énergétique
21 – Mieux gérer la température de vos infrastructures
22 – Passer aux LEDs
23 – Rénover et isoler ses bâtiments

* Les premières bonnes pratiques RSE pour le bien-être des salariés :
25 – S’assurer de respecter les règles de base de la santé et de l’hygiène au travail
26 – Respecter le droit du travail
27 – Optimiser l’éclairage de vos lieux de travail
28 – Bien gérer la qualité de l’air
29 – Passez au télétravail
30 – Développez des espaces de travail optimisé
31 – Proposer plusieurs types de bureaux
32 – Promouvoir l’égalité hommes-femmes dans l’entreprise
33 – Promouvoir la diversité dans vos équipes

* Les premières bonnes pratiques sociétales, économiques et éthiques :
34 – Établir des règles pour les achats responsables
35 – Faire respecter les droits de l’homme sur votre supply chain
36 – Évacuer le travail des enfants de vos fournisseurs
37 – Lutter contre la corruption
38 – Participer au développement économique local en choisissant des partenaires locaux
39 – Favoriser les circuits courts
40 – Favoriser l’emploi des jeunes et des seniors
41 – Interagir avec l’économie sociale et solidaire
42 – Faire une charte d’éthique
43 – Lutter contre l’obsolescence programmée
44 – Interagir avec les acteurs publics locaux
45 – Être transparent sur ses conditions de production

* Les bonnes pratiques pour gérer sa RSE :
46 – Faire un rapport RSE
47 – Être transparent sur sa RSE
48 – Parler de vos actions RSE à vos parties prenantes
49 – Intégrer la responsabilité à vos plans de communication
50 – Développer des indicateurs de progrès pour mesurer vos actions RSE

* Pour aller plus loin dans vos actions RSE :
51 – Engager vos salariés sur la RSE
52 – Engager vos dirigeants à fond sur la RSE
53 – Lier la RSE au cœur du business de l’entreprise
54 – Créer une culture d’entreprise autour de vos enjeux RSE
55 – Fixer des objectifs de performance RSE à vos managers
56 – Assujettir la rémunération des dirigeants et managers aux critères RSE
57 – Augmenter votre budget RSE
58 – Engagez vos consommateurs
59 – Faites-vous guider par un expert
60 – Pensez à la norme ISO 26000
61 – … Ou à un label RSE
62 – Devenez B-Corp

* Des actions RSE pour l’environnement :
63 – Mettre en place un système de management environnemental efficient
64 – Optimiser votre flotte de véhicules
65 – Évaluer l’impact environnemental de votre supply chain
66 – Intégrer la filière de recyclage des DEEE
67 – Investir dans l’éco-conception
68 – Investir dans les énergies renouvelables
69 – Participer à un programme de réutilisation de vos appareils électriques
70 – Élaborer une stratégie d’économie circulaire
71 – Prévoir la réparabilité de vos produits
72 – Miser sur l’économie de la fonctionnalité
73 – Mettre en place des objectifs chiffrés et mesurables sur vos indicateurs environnementaux
74 – Adopter les normes de bâtiments durables
75 – Mettre en place un programme d’efficacité énergétique
76 – Prendre les devants en matière d’application des réglementations environnementales
77 – Faire son bilan carbone scope 3
78 – Passer à la certification ISO 14001
79 – Arrêter le charbon

* Aller encore plus loin dans la RSE et le bien-être des salariés :
80 – Encourager la pratique du sport
81 – Encourager une alimentation saine pour vos salariés
82 – Mettre des plantes vertes au bureau
83 – Encourager une bonne ambiance entre vos salariés
84 – Imaginer des avantages différents pour vos salariés
85 – Favoriser l’équilibre vie privée / vie professionnel de vos salariés
86 – Être plus flexible dans la gestion des congés de vos salariés
87 – Passer à un management moins stressant
88 – Favoriser le mécénat de compétence
89 – Promouvoir des formes de management plus démocratiques
90 – Prendre en compte les spécificités de chacun de vos collaborateurs

* D’autres actions RSE économique, sociale et éthique :
91 – Rémunérer les actionnaires et les dirigeants de façon responsable
92 – Être fiscalement responsable
93 – Créer des partenariats durables avec des acteurs associatifs
94 – Interagir avec les autres acteurs du tissu économique pour mettre en place des stratégies d’écologie industrielle
95 – Évaluer et agir sur votre empreinte économique locale
96 – Imposer des normes de qualité à vos fournisseurs et producteurs

* Valoriser encore plus votre RSE :
97 – Faire votre rapport RSE avec les critères de la GRI G4
98 – Faire rentrer la RSE dans vos communications sur les réseaux sociaux
99 – Faire de la RSE une part intégrante de votre identité de marque
100 – Récoltez les fruits de tout votre travail RSE

———-

// QUESTION 3 : Traitement des déchets //
VALORISER VOS DÉCHETS (SOLIDES ET LIQUIDES) EN MATIÈRE PREMIÈRE OU EN ÉNERGIE

Voici la liste des 50 bonnes actions qu’il est possible de mener :

* Bureau responsable :
1 – Acheter prioritairement des matériels et des équipements éco-responsables pour le bureau par exemple
2 – Privilégier la dématérialisation, imprimer recto-verso, réutiliser les feuilles de brouillon
3 – Privilégier les mugs à la place des gobelets plastiques
4 – Organiser des évènements (réunions, pots, …) en limitant les déchets générés

* Marketing R&D :
5 – Optimiser la consommation de matières
6 – Adopter une démarche de communication responsable pour vendre ses produits
7- Favoriser la vente de services plutôt que de produits
8 – Allonger la durée de vie des produits
9 – Réduire la taille ou le poids des produits ou de leurs emballages
10 – Choisir des matériaux peu impactant pour l’environnement
11 – Optimiser l’utilisation du produit
12 – Diminuer l’impact en phase d’utilisation : optimiser les conditions d’utilisation pour prolonger la durée de vie du produit
13 – Développer la maintenance, la réparation du produit
14 – Favoriser via les modes d’emploi, manuels, une utilisation du produit respectueuse de l’environnement et proposer des bonnes pratiques de comportement

* Achats :
15 – Réduire les suremballages ou les emballages non indispensables
16 – Changer de produit ou de matières premières
17 – Remplacer certains produits par des produits alternatifs qui ont une durée de vie plus longue
18 – Remplacer des produits toxiques par des produits alternatifs générant des résidus moins dangereux
19 – Éviter de mélanger des déchets toxiques avec des déchets banals voire inertes
20 – Acheter prioritairement des matériels et des équipements éco-responsables
21 – Pensez aux produits éco-labellisés.
22 – Mettre en place des solutions de reprises
23 – Être livré en vrac ou dans des contenants plus volumineux
24 – Utiliser un système de contenants réutilisables en rotation

* Production :
25 – Informer / former le personnel
26 – Revoir son organisation interne avec les collaborateurs directement concernés
27 – faire un état des lieux des postes de pertes
28 – mettre en place un groupe de travail relatif aux optimisations possibles de gestion ou de planification
29 – former / sensibiliser aux meilleurs gestes aux postes de pertes
30 – Réutiliser en interne
31 – Réutiliser ses emballages, ou ses chutes de production
32 – Développer le « recyclage » interne
33 – réutiliser en interne quand cela est possible les pertes matières, les sous-produits et les rebuts.
34 – Agir sur les emballages
35 – Améliorer le procédé
36 – Acheter des machines plus performantes et produisant moins de pertes
37 – Optimiser les réglages des machines existantes afin de baisser les rebuts de production
38 – Supprimer une étape de production superflue
39 – Mettre en place un traitement interne des effluents, des circuits fermés, une concentration des produits, une séparation des polluants
40 – Assurer une maintenance régulière
41 – Changer totalement de technologie (moins carbonée)

* Logistique :
42 – Diminuer les invendus
43 – Soigner la manutention des marchandises
44 – Améliorer la gestion des stocks des produits avec des dates de péremption
45 – Optimiser le conditionnement
46 – Livrer en emballages réutilisables ou proposer la reprise de l’emballage
47 – Livrer en vrac ou dans de plus grands contenants
48 – Supprimer les suremballages ou les emballages non indispensables
49 – Optimiser le taux de remplissage

* Stratégie Long terme :
50 – Recenser les actions menées pour la prévention des déchets

———-

// QUESTION 4 : Consommations des énergies //
GARANTIR LA PERFORMANCE ENERGETIQUE

Voici la liste des bonnes actions de réduction de consommation d’électricité à mener :

* Mise en œuvre d’actions techniques :
1 – Réduire la consommation des appareils informatiques : paramétrer la veille des ordinateurs, éteindre complètement les écrans la nuit, préférer les ordinateurs portables qui consomment 50 à 80 % de moins qu’un poste fixe, limiter le nombre d’imprimantes en privilégiant des appareils multifonctions moins nombreux.
2 – Adapter la température moyenne de chauffage dans les établissements tertiaires, conformément à la réglementation, en vérifiant la bonne programmation des intermittences des équipements et celle des niveaux de température ambiante : 19 ℃ pour les pièces occupées, 16 ℃ hors période d’occupation, 8 ℃ si les lieux sont inoccupés plus de deux jours.
3 – Faire entretenir sa pompe à chaleur ou sa climatisation réversible, en plus de l’inspection quinquennale obligatoire. Faire vérifier le bon fonctionnement général des systèmes de chauffage, notamment le bon réglage des pompes de circulation pour le chauffage à eau chaude.
4 – Dans l’industrie, optimiser l’utilisation des appareils fonctionnant à l’air comprimé : rechercher et colmater les fuites régulièrement, arrêter les compresseurs en période d’inactivité de l’atelier, nettoyer ou changer les filtres d’entrée d’air, diminuer la pression des soufflettes à 2 bars (assurer une aspiration d’air d’entrée le plus frais possible).

* Management d’actions organisationnelles :
5 – Réduire l’éclairage extérieur, notamment publicitaire et l’éteindre au plus tard à 1 h conformément à la réglementation. Améliorer son efficacité en déployant des LED des éclairages basse consommation.
6 – Réduire ou arrêter les systèmes audiovisuels non indispensables, tels que les projecteurs ou écrans des halls d’accueil ou des cafétérias.

* Intégration d’actions comportementales :
7 – Éteindre l’éclairage intérieur des bâtiments la nuit, le week-end et lors des périodes de fermeture, conformément à la réglementation. Améliorer son efficacité en déployant des sources efficaces et une gestion en fonction de la présence.
8 – Maîtriser l’usage du courrier électronique : éviter d’envoyer des pièces jointes trop lourdes, limiter le nombre de destinataires, éviter de trop stocker de messages, trier et nettoyer régulièrement sa boîte de messagerie. Mettre en place une gestion optimisée du fonctionnement des serveurs informatiques.
9 – Ne pas laisser ouvertes les portes des magasins. Laisser fonctionner la fermeture automatique des portes pour éviter la déperdition de chaleur.

———-

// QUESTION 5 : Consommations d’eau //
PRÉSERVER LA RESSOURCE

La gestion de l’eau à l’échelle des entreprises prend en compte la réduction des consommations d’eau, le traitement des eaux usées afin d’avoir une qualité d’eau conforme aux exigences règlementaires, et la réduction des rejets de substances dangereuses dans l’eau.

* Moins consommer – Afin de faire des économies d’eau, il est possible d’appliquer 3 principes « Réduire, Réutiliser, Recycler » en :
• Analysant poste par poste vos consommations d’eau afin d’identifier les postes prioritaires sur lesquels il est possible d’agir ;
• Recherchant les fuites d’eau,
• Utilisant des dispositifs hydro-économes (mousseurs, toilettes à double chasse d’eau…) ;
• Recyclant les eaux peu souillées ;
• Récupérant les eaux de pluie.

* Moins rejeter et mieux traiter les rejets – Afin d’améliorer les dispositifs de traitement des effluents, il est possible de réduire les pollutions à la source en :
• Utilisant des technologies propres ;
• Utilisant des produits de substitution moins polluants afin de réduire l’utilisation de produits chimiques ;
• Séparant les effluents de natures différentes et évitant les mélanges.
Isoler les pollutions à la source permet de mieux adapter les traitements et par conséquent, réduire leurs coûts.

* Mieux anticiper et préserver les risques de pollution – La prévention des risques de pollution passe par :
• L’identification des produits dangereux utilisés ;
• Le stockage des produits dangereux neufs et usagés sur rétention ;
• L’élimination des déchets dangereux vers des filières agréées.

———-

// QUESTION 6 : Implication dans les EnR //
VOTRE PRODUCTION D’ÉNERGIE VERTE

De quoi parle-t-on ?
Pour réduire sa dépendance tant sur le plan énergétique qu’au niveau de l’approvisionnement en matières premières, et ainsi diminuer ses émissions de gaz à effet de serre, la France mise sur le développement des énergies et matières renouvelables.

* Les énergies renouvelables :
Sont appelées énergies renouvelables, les énergies issues de sources non fossiles renouvelables. Elles servent à produire de la chaleur, de l’électricité ou des carburants. Les techniques de cogénération permettent de produire à la fois chaleur et électricité.
Les principales énergies renouvelables sont :
• l’énergie hydroélectrique ;
• l’énergie éolienne ;
• l’énergie de biomasse ;
• l’énergie solaire ;
• la géothermie ;
• les énergies marines.

Ces énergies sont théoriquement inépuisables puisque renouvelables. Toutefois, elles présentent des potentiels variables selon la localisation géographique, les facteurs climatiques, etc. Elles n’ont que peu d’impacts négatifs sur l’environnement. En particulier, leur exploitation ne donne pas lieu à des émissions de gaz à effet de serre. Elles sont donc l’un des facteurs de lutte contre le changement climatique. Ceci peut être traduit par des externalités qui prennent en compte les bénéfices environnementaux de ces énergies. Mais elles ne sont pas encore pleinement compétitives, sauf pour la géothermie basse et haute enthalpie, l’hydroélectricité, le bois-énergie. Leur développement nécessite donc un soutien public, soit au kWh produit sous la forme d’une tarification adaptée, soit à l’investissement.

* Les matières renouvelables :
Les matières renouvelables sont des matières premières végétales qui se substituent au pétrole pour la fabrication des biens de consommation courante. Par le biais d’une transformation industrielle, elles permettent de fabriquer de nouveaux types de produits que l’on appelle bioproduits. Ceux-ci trouvent aujourd’hui leurs applications dans les secteurs de la chimie (huiles pour moteurs, encres d’imprimerie, produits cosmétiques et de nettoyage) des matériaux (emballage, isolation) et de l’énergie (biocarburants). Parce que le végétal est renouvelable et recycle le gaz carbonique, sa valorisation énergétique ou chimique s’inscrit dans la lutte contre le changement climatique.

Cliquez ici pour retrouver le tableau de la consommation finales brute d’énergie renouvelable en TWh

———-

// QUESTION 7 : Financement de votre décarbonation //
FINANCER LA RÉDUCTION DES IMPACTS CARBONE

De quoi parlons-nous dans cette question :
Il s’agit de biens éligibles à l’aide en faveur des investissements de décarbonation des outils de production industrielle.

* Catégories de matériels de récupération de force ou de chaleur :
1 – Chaudière de récupération sur effluents thermiques ou gaz pauvre de procédé ;
2 – Échangeurs thermiques (récupération, transport, stockage, préparation et utilisation) récupérateurs sur fluides liquides, gazeux ou de refroidissement (par exemple : échangeurs tubulaires, échangeurs à plaques, échangeurs spiralés type STHE, échangeurs à tubes twistés, à caloducs, par fluide caloporteur, rotatifs) lorsque ces matériels sont destinés à la production d’eau chaude ou de vapeur, de fluide thermique, d’air, l’énergie échangée étant utilisée pour le préchauffage d’air de combustion, de produits, de combustibles ou de fluides utilisés dans des cycles binaires, la récupération de frigories sur des fluides détendus, la récupération d’énergie procédé/ procédé, à l’exception de ce qui concerne la récupération de chaleur sur groupe froid et/ ou compresseur d’air ;
3 – Installation de préchauffage de produits par échange direct avec des rejets thermiques, à l’exception de ce qui concerne la récupération de chaleur sur groupe froid et/ ou compresseur d’air ;
4 – Hottes et dispositifs de captation de la chaleur de refroidissement de solides après une opération nécessitant une élévation de température ;
5 – Système permettant la valorisation énergétique (sous forme de chaleur) de gaz fatals, issus comme sous-produits de procédés industriels ou de l’énergie fatale contenue dans les fumées de fours industriels de brûleurs ou de chaudières : récupération, transport, stockage, préparation, utilisation de la chaleur ;
6 – Système pour la production d’électricité à partir de chaleur fatale (hors énergie solaire type photovoltaïque et centrale solaire thermique) : récupération, transport, stockage, préparation, utilisation de la chaleur ;
7 – Système permettant la récupération de l’énergie de freinage d’une application industrielle de levage ou de centrifugation ;
8 – Système permettant la création de frigories à partir de récupération de calories bas niveau perdues dans les procédés industriels ;
9 – Pompes à chaleur à recompression mécanique de vapeur dont le coefficient de performance est supérieur ou égal à 4 et matériels permettant la thermocompression directe de fluides avec recyclage de l’énergie ainsi récupérée, à l’exception de la récupération de chaleur sur groupe froid et/ ou des systèmes de chauffage des locaux ;
10 – Pompe à chaleur industrielle haute température et très haute température pour un usage à destination d’un procédé industriel (> 70° C).

* Catégories de matériels destinés à l’amélioration du rendement énergétique d’appareils ou d’installations :
11 – Système de mesure ou enregistreurs, éventuellement accompagné d’un logiciel, permettant un suivi des performances énergétiques et/ ou la réduction des fuites sur des installations industrielles (procédé, production et consommation des utilités vapeur, condensats, air comprimé, vide, fluide frigorigène et consommation électrique), à l’exception des appareils de contrôle prévus par les articles R. 224-26 et R. 224-27 du code de l’environnement ;
12 – Système permettant la réduction des pertes thermiques sur les réseaux de fluides caloporteur ou frigoporteur (vapeur, condensat, eau, etc.) tels que la mise en place de lignes de retours condensats, les purgeurs vapeur, les vannes de sectionnement (pour ne pas alimenter les machines à l’arrêt) ou les matériels de calorifugeage, à l’exception de l’isolation des points singuliers ;
13 – Système permettant de réaliser des économies d’énergie par l’optimisation et la commande centralisée de la gestion d’un ensemble de dispositifs industriels consommateurs d’énergie et affecté exclusivement à cet usage, éventuellement accompagné d’un logiciel ;
14 – Système de régulation, y compris par variateur de vitesse, améliorant les performances énergétiques des matériels suivants : fours, chaudières, séchoirs, compresseurs et turbines à vapeur ;
15 – Système de mise sous vide permettant de réduire la consommation d’énergie.

* Catégories de matériels moins émetteurs de gaz à effet de serre alternatifs à des matériels ou des procédés alimentés par des énergies fossiles :
16 – Brûleur performant acquis en remplacement d’un matériel de combustion classique : brûleurs autorécupérateurs, brûleurs régénératifs, brûleurs micromodulants, brûleurs à oxy-combustion ;
17 – Système de chauffage électrique direct en surface ou dans la masse nécessaire aux process industriels, en remplacement d’un chauffage à combustible majoritairement fossile : chauffage infrarouge électrique, à haute fréquence, par rayonnement ultraviolet, micro-ondes, par induction ;
18 – Fours industriels électriques permettant un chauffage direct en surface acquis en remplacement d’un four à combustion fossile ;
19 – Matériel de séparation en substitution d’un système de séparation par voies thermiques : membranes polymères, membranes minérales, membranes cryogéniques ;
20 – Matériel de désinfection par UV ou de pasteurisation à froid par haute pression, par champ électrique pulsé pour remplacer de la pasteurisation thermique ;
21 – Matériel permettant le raccordement à un réseau de chaleur ou de froid alimenté à 60 % par des énergies renouvelables et de récupération.

———-

// QUESTION 8 : Mobilité durable //
SE DÉPLACER EN ÉNERGIE DÉCARBONÉE

Voici le déploiement d’un plan de mobilité pour vous aider à répondre à cette question.

* Mettre en œuvre d’un Plan de mobilité :
Le Plan de mobilité (PDM) est un ensemble de mesures qui vise à optimiser et augmenter l’efficacité des déplacements des salariés d’une entreprise, pour diminuer les émissions polluantes et réduire le trafic routier. Anciennement appelé le Plan de déplacements d’entreprise (PDE), il favorise l’usage des modes de transport écomobiles. Sa mise en œuvre est encouragée par les autorités publiques (Métropoles, Communautés Urbaines, d’Agglomération et de Communes). Il présente de nombreux avantages pour les entreprises, les salariés et la collectivité. Vrai projet d’entreprise, il peut s’inscrire dans une démarche Qualité ou dans un Système de management environnemental. Les déplacements liés aux activités professionnelles concernent les trajets domicile/travail, mais aussi le transport de marchandises (fournisseurs, livraisons), les déplacements professionnels des collaborateurs, des clients, des visiteurs… La Loi d’orientation des mobilités (LOM) fait entrer la question des mobilités dans les négociations annuelles obligatoires concernant l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail. Sont concernés les mobilités domicile-travail, le recours au télétravail, aux espaces de travail en commun, aux aménagements des horaires. L’ensemble des employeurs soumis aux négociations obligatoires dans l’entreprise a l’obligation d’inscrire l’amélioration des mobilités comme objectif.

* Exemples de mesures liées à un Plan de mobilité :
• mise en œuvre volontaire du forfait mobilité durable ;
• promotion du vélo : mise en place de stationnement sécurisé, diffusion d’un « kit vélo », mise à disposition d’un local vélo, de douches, achat d’une flotte de vélos à assistance électrique…
• amélioration de l’accès des bâtiments par les piétons : aménagement de cheminements piétons, mise en place d’entrées plus directes…
• encouragement à l’utilisation des transports publics : adaptation – en partenariat avec les opérateurs de transport – de l’offre existante en termes de dessertes et de fréquences, achat de tickets de transports en commun, information de l’offre de transports publics pour accéder au site…
• aménagement des horaires de travail : répartition des heures d’arrivée et de départ des salariés en fonction de leurs souhaits et des besoins de l’entreprise, mise en place du télétravail…
• accompagnement et l’encouragement à habiter à proximité du lieu de travail ou sur le réseau de transport en commun ;
• mise en place d’un service d’autopartage, permettant de mieux gérer les déplacements professionnels et pouvant offrir un service de mobilité ponctuel complémentaire hors horaires de travail, partage d’une flotte de véhicules avec d’autres entreprises…
• incitation au covoiturage : favoriser la mise en relation en interne ou avec d’autres entreprises proches du site, instauration de places réservées aux « covoitureurs », création d’un service de dépannage en cas d’indisponibilité exceptionnelle d’un conducteur…

* Le forfait mobilité durable :
Le forfait mobilités durables inclus dans la loi LOM permet à l’employeur d’indemniser les frais engagés par le salarié pour se déplacer entre sa résidence et son lieu de travail en vélo, covoiturage (passager ou conducteur), en transport en commun (ticket à l’unité lors de pics de pollution par exemple) ou autres services de mobilités partagés. Le cumul de la prise en charge des différents modes de transports est autorisé dans la limite d’un plafond d’exonération de 400€ par salarié/an.

* Actions régionales :
Plusieurs dispositifs complémentaires permettent aux employeurs de s’engager dans une mobilité plus durable.

———-

// QUESTION 9 : Industrie digitalisée vers l’Usine 4.0 //
DIGITALISER L’ÉVOLUTION DE VOTRE EMPREINTE CARBONE

Pour cette question, vous pouvez vous référer à ce contenu ici.

L’expertise globale
au service de l’efficacité énergétique